JEUDI 15 JUIN
Toute grande aventure a un commencement : les préparatifs et ils vont
bon train. La prise en main du trafic et de la remorque nous a permis de découvrir
un bijou de restauration. Alain et Lucien méritent à l’unanimité
« Deux chalumeaux d’Or » récompensant ces deux artistes
pour leur travail. Merci à eux.
VENDREDI 16 JUIN
17 membres à l’appel. Aucune perte pour l’instant (le convoi
n’est pas encore parti). H-0, c’est l’heure des adieux et
du départ pour le convoi : kangoo, trafics, et remorques… Le trajet
s’est effectué sans souci majeur mais la nuit fut longue et fatigante
pour les passagers et surtout pour les chauffeurs. Au petit matin, Alain M.
et Daniel B. (surnommé injustement « le Boulet »… merci
Totoff) philosophaient sur les cols de l’ardéchoise. A 30 km de
l’arrivée, Laurent (chauffeur à son poste) nous a annoncé
qu’il n’était pas à l’aise dans le dédale
de virages (avec la remorque qui plus est). Notre Totoff national, pilote et
non-conducteur (nuance de taille) se dévoue pour prendre le volant…
Grand silence ! Tous se disent à voix basse : Mais… on… a…
tout… notre… temps… La marche est haute. J’ose même
demander si nous disposons de sacs à vomir ? Heureusement, nos conjoints
n’ont pas eu à vérifier la décence de nos contrats
obsèques : Christophe confirme ses talents de grand pilote. A quand les
courses de côtes ?
Arrivée à bon port… au Camping Les Roches : Enfin !!! L’organisation est sans faille et cela dès la prise de possession des chalets. Tous les ronfleurs identifiés précédemment sont consignés dans le même (ou presque). Cependant, il paraîtrait qu’une locomotive à vapeur se soit révélée dans la chambre de Dominique et de Dimitri (Oups !!!). L’après-midi s’est vite passée : prise des dossards, visite des stands, recherche du parking le plus proche de St Félicien car le samedi, les places sont chères et la maréchaussée veille. Faire les courses pour les uns, mise en jambes pour les autres (petite sortie en vélo) et cueillette de cerises (on peut dénoncer !) ont ponctué cette journée. Le repas du soir a été sobre et vité avalé : la journée a paru longue et le grand jour s’annonçait.
SAMEDI 17 JUIN
Le jour J est arrivé mais le temps est incertain. Tout le monde est debout
pour 6 heures dans la joie et la bonne humeur. Certains visages laissent entrevoir
une tension grimpante (le terrain est adéquate) parmi les plus endurcis
à l’épreuve. On ne parlera pas des novices !
La joyeuse troupe, même à l’aube, prend donc place dans les
véhicules. Arrivés sur place, aucun souci pour trouver un stationnement,
il ne manquerait plus que cela à 8 km du départ (mise en jambes
garantie !) Oh ! Mais chute… chute dans le peloton du président
! Heureusement pour lui et surtout pour son vélo, rien de grave (même
pas une rayure) !!!
8 heures : la meute des « fous » est lancée et elle comporte
nos 17 cléonnais : 60, 120, 170 et 220 km à parcourir. Peu importe,
il s’agit d’un challenge individuel, chacun se fait plaisir ! Au
col du Buisson, nos 17 héros passent sur la plaque 11,5 km de bonheur
à 3,5% de moyenne. Pour les normands, du plaisir à l’état
pur mais le temps se gâte et la descente en est tout autrement. Elle devient
dangereuse. Fi ! Ils font face et bravent tous les dangers pour la beauté
du sport.
S’ensuivent les cols des Manières, de Clavière, Rochepaule,
sans problème pour aucun d’entre nous. Puis retour inverse vers
le col du buisson sur 6,4 km avec cette fois-ci une pente à 6.9% de moyenne
dont un passage à 15% sur 386 mètres exactement (j’ai mesuré
à ma bulle : contrôle homologué DB). Les 4,5 km restants
à 7% comptent 500 mètres de trop, même avec les encouragements
des autochtones. La ligne d’arrivée est véritablement la
bienvenue.
Le soir venant, la fatigue estompée, nous apprendrons que Dimitri n’a parcouru que 60 km pour cause de problème mécanique (mais que faisait l’assistance technique ?). Cela l’a empêché de faire le kilométrage prévu. Un bon prétexte !!! Patrick Masse, lui, après quatre crevaisons et quelques km restant à parcourir, a eu bien peur de finir dans la voiture balai. Des clous lui étaient tout particulièrement destinés car les autres ne les ont pas rencontrés !!! « Notre » Alain Moreau, parti vaillamment pour accomplir les 120 km arrive à persuader Claude, au ¾ du parcours, de tenter les 170 km. Mais Alain est pris de crampes et doit s’arrêter au plus vite à un « point secours » de la Croix Rouge. Chouette ! Un beau petit pompier de sexe féminin le prend sous son aile ! Pour les crampes, c’est l’idéal ! Mais ces moments de grand bonheur ne durent jamais ; aussi un brave pompier dit du sexe fort le remet plus vite que prévu sur les pédales. Et pendant ce temps là, notre Claude finit seul…
La soirée se passe, comme dans les troisièmes mi-temps, devant un « petit » apéro bien mérité, à refaire la course comme on refait le monde. Alain n’est pas en reste et nous livre ses histoires de jeunesse sûrement enjolivées avec le temps qui passe. Rassurons nous, il n’est pas le seul à philosopher, bien d’autres parlent de leur cher passé sous l’emprise, dirons nous, de la nostalgie mais surtout de la grande fatigue !!!
DIMANCHE 18 JUIN
Les plus courageux se sont levés, une fois encore, à 6h afin de
descendre les gorges de l’Ardèche en canoë. Claude et Giovanni
se sont sacrifiés afin d’assurer toute l’intendance (vaisselle
de la veille, repas du dimanche soir, ménage… et on en passe),
deux véritables fées du logis… un bonheur pour leur femme
au quotidien. Daniel s’est laissé convaincre de participer à
l’expérience « canoë ». Il avait pourtant de bonnes
raisons de se méfier : eau = milieu hostile = noyade… Ceci étant,
que ne ferait pas l’homme pour s’acquitter de toute tâche
relative à l’intendance. Rester, c’était accomplir
des tâches qu’on évite déjà quotidiennement.
Lucien avait, de surcroît, promis à la femme de Daniel de le ramener
sain et sauf (prime garantie !?!?) Notre petite troupe s’élance
donc direction Pont d’Arc à bord de la bétaillère
(une Renault… bien sûr). Elle contient, quand même, 21 personnes
(décidément increvables ces Renault). Sur le trajet, nous essuyons
un gros orage, les essuie-glaces se croisent et s’arrêtent. Dans
quelle galère nous sommes-nous engagés ? Ca y est, un voyant rouge
!!! Le chauffeur nous rassure… « C’est normal, le moteur chauffe
! » Ouf ! Arrivée à destination !
Nous effectuons, sous un soleil de plomb, la descente en canoë en binômes. Daniel et Laurent trouvent que naviguer en ligne droite, c’est vraiment trop facile ; aller de berge en berge, cela revêt plus de charme. Et cette ligne droite, qu’en fait on ? C’est pourtant le plus court chemin aux dernières nouvelles. Heureusement que le capitaine Dominique Rola est venu à mon secours car je crois que j’y serais encore ! Bien difficile de narrer les exploits des autres quand on ne pense qu’à sa survie (Mea Culpa). Cette descente fut laborieuse pour certains d’entre nous. Fait marquant : après un retournement très spectaculaire (un peu à la Belmondo), Lucien perdit ses lunettes. Pas de chance, il a zappé les camps de nudistes. Pour les autres, que la nature était belle ! Après cela, nous pouvions tous revenir au camp, satisfaits de notre journée. Pour la soirée, aucun souci sur l’organisation, elle fut arrosée comme il se doit. C’était, ne l’oublions pas, la fête des pères ! Bilan de la journée, 15 grands brûlés.
LUNDI 19 JUIN
C’est le départ mais cette fois-ci, dans l’autre sens : retour
à la maison. Après un grand ménage, nous mettons le cap
sur Cléon où nous retrouvons femmes et enfants auxquels chacun
racontera ses exploits durant ce super week-end.
A l’année prochaine : encore plus haut, encore
plus loin, encore plus fort !
Merci à tous les participants et tout spécialement
aux organisateurs de ce week-end.
Daniel Burel.